A Deux-Rivières, c'est l'effervescence depuis que des hordes Trollocs et les affrontements réguliers avec ces créatures se multiplient dans les environs. Par ailleurs, depuis le retour de Perrin et la mission qu'il a menée au sein du camp des Fils de la Lumière, les villageois vivent dans la crainte de voir leurs maisons tomber. C'est pour cette raison que le Frère des Loups et ses amis ont décidé de transformer en forteresse le village et que les habitants, sous la houlette notamment de Maksim et des Aielles, apprennent à se battre pendant que Perrin apprend à ses pairs l'art de forger une bonne lame. Le jeune homme se montre très professionnel et un bon commandant mais est gêné, voire refuse carrément, qu'on l'appelle "Seigneur Perrin" et que l'on érige un drapeau portant en emblème une tête de loup en son honneur. C'est donc une journée de labeur et d'entraînement intensif qui est interrompue par le son du cor du guetteur qui signale l'arrivée d'une masse informe. Tout le monde se précipite à la porte et Perrin reconnaît immédiatement les nouveaux arrivants : des Tuatha'an. Parmi eux le jeune homme a la joie d'identifier Aram et Ila, qu'il avait rencontré quelques mois plus tôt, mais sa joie n'est que de courte durée quand ils lui apprennent que leur troupe a été décimée par les Trollocs et que Raen, respectivement le grand-père et l'époux d'Aram et Ila, a trouvé la mort. Il s'agit de la horde trolloque aperçue par Bain, Chiad et Faile à proximité de la porte donnant sur les Chemins. La crainte locale se confirme alors : les Trollocs seront aux portes de la cité le soir-même... Il faut donc agir vite. Perrin invite alors ses deux amis Zingaris à partager son repas mais, très vite, des tensions apparaissent dans l'air. Bain et Chaid ont beaucoup de mal à supporter la présence des Tuatha'an, qu'elles méprisent à cause de leur observance du Paradigme de la Feuille, et Aram semble lui-même moins enclin que précédemment à le respecter. Au grand dam de sa grand-mère à laquelle le nouveau comportement de son petit-fils n'a pas échappé. Le Paradigme de la Feuille, comme cela était le cas il y a plusieurs centaines d'années, est toujours une source de discorde au sein même de la tribu des Zingaris.
Face à l'imminence du combat, il faut agir et chacun cherche un moyen de le faire efficacement. Alanna s'obstine à former Bode et Erin Cauthon à l'exploitation, même minimale, de leur don et leur explique qu'elle n'a pas le temps de leur apprendre à jeter des boules de feu ou créer des éclairs (comme l'avait fait Moiraine dans le pilote). Le temps joue contre elles et elle préfère les former à s'ouvrir à elle afin qu'elle puisse puiser dans leurs réserves en cas d'attaque et renforcer son propre pouvoir. C'est à l'occasion de l'un de ces entraînements que la Soeur verte découvre que Daise Congar (l'actuelle Sage-Dame) a elle aussi la capacité de canaliser et décide de la former. Elle est alors fière de révéler à Maksim qu'elle avait raison de croire en la puissance du sang de Mantheren qui coule encore en ces régions éloignées du monde.
Pendant ce temps, il s’avère que Perrin a son propre plan en tête pour assurer la victoire aux siens. Il se rend donc, en compagnie de Faile, au camp des Fils de la Lumière pour demander à Dain Bornhald de s'allier à lui et de mettre ses forces au service de la Lumière. Cette initiative déplaît fortement à sa nouvelle amie qui voit ce plan comme une folie qui pourrait coûter la vie à Perrin puisque ce dernier est toujours traqué par Dain et ses hommes. En dépit de l'opposition de la quêteuse, Perrin gagne leur camp et soumet sa proposition à Dain. Ce dernier (sans surprise!) n'est pas décidé à prêter main forte à la population locale ni à aider son vieil ennemi. Perrin manifeste son incompréhension et tente de le convaincre que des innocents peuvent encore être sauvés et que le sang n'a pas besoin de couler inutilement. Dain réplique que Perrin n'a pas hésite à faire inutilement couler de son père. La colère de Perrin l'emporte alors et il lui rappelle le traitement qu'il a fait subir à Natti Cauthon en la livrant à Valda alors qu'elle était innocente et qu'elle n'était pas une canalisatrice ! Dain tique mais Perrin continue sur sa lancée et se plaint du fait que tout ne soit désormais qu'un cycle de chagrin et de mort sempiternel. De bonne foi malgré tout, le jeune homme reconnaît que Dain et les siens n'ont aucune raison de se battre au nom de Deux-Rivières mis à part qu'il s'agit de la bonne décision à prendre. En aparté, loin des oreilles de Faile, il affirme à Dain que s'il accepte de l'aider il se rendra à lui pour qu'il obtienne justice pour le meurtre de son père. Le capitaine ne semble pas enclin à croire en ses paroles et tourne le dos à Perrin. C'est donc seuls que les habitants de Deux-Rivières devront se battre.
A Champ d'Emond, Alanna propose à Maksim de masquer leur lien pendant quelques heures afin qu'il puisse être seul avant la bataille mais le Champion refuse. Il argue que si ce soir-là doit être le dernier qu'il passe sur Terre, il veut en partager chaque minute avec elle. Il la nargue alors en mangeant une figue, juste sous ses yeux en sachant parfaitement qu'elle adore ça, et la pousse à ressentir le plaisir qu'il y prend via leur lien. Ce petit jeu les rapproche alors et ils finissent par s'embrasser. Il s'agit de la première fois qu'ils se reconnectent physiquement et sexuellement parlant depuis la mort d'Ihvon. Pendant que l'Aes Sedai et son Champion se retrouvent, Faile va trouver Perrin à la forge où il se prépare à l'affrontement prochain. Le Frère du Loup cherche à savoir pourquoi elle reste en ville plutôt que de fuir. Faile fait tout son possibe pour repousser ses inquiétudes en lui affirmant qu'elle croit aux causes perdues et se bat toujours pour elles, le forgeron se refuse à rester muet. Il lui avoue alors qu'il ne veut pas la voir mourir et l'exhorte à partir avant qu'il ne soit trop tard. Cette réaction vexe Faile qui lui affirme qu'elle ne connaîtra pas le même sort que Laila et elle a du mal à comprendre que Perrin ne respecte pas sa décision de rester et de se battre, comme l'a fait Laila avant elle.
Un peu plus tard, les meneurs se retrouvent à l'auberge de al'Vere pour tenir leur dernier conseil de guerre. Aucun changement dans le plan n'est annoncé : les Trollocs devrront d'abord traverser la rivière toute proche avant de les atteindre, ce qui donne un mince espoir d'en voir très peu atteindre le village. En revanche, il existe un sentier de montage, difficilement partiquable, par lequel ils peuvent passer. Perrin est cependant assez confiant car il a fait disposer des piège redoutables en amont du village et au pied de ce sentier pour les arrêter. Si par malheur, ils venaient à les franchir les guerriers et les habitants auraient encore la possibilité de se replier jusqu'aux portes de Champ d'Emond puis de les tenir à la distance à cet endroit. Si la porte était enfoncée, le combat sera alors inévitable. Il demande donc à Ila, invitée à la réunion mais muette jusque là, de prendre en charge les enfants les plus jeunes et de s'enfuir avec eux par les souterrains en cas d'attaque massive au coeur du village. Il sait que les Zingaris courent vite et qu'il peut compter sur eux. Il fait preuve là d'une grande maturité et offre tout son respect pour les actes pacifiques mais utiles des Tuatha'an et leur Paradigme. Ila s'empresse d'accepter, un sourire aux lèvres, et il est décidé que ce seront les femmes du Cercle des femmes qui tiendront leur repaire : l'auberge des al'Vere. En plus de ce plan d'attaque, Loial se propose pour aller à la porte des Chemins afin de la fermer et ainsi empêcher que des renforts ennemis n'arrivent. Bain et Chiad se proposent de le suivre et c'est alors des adieux déchirants qui ont lieu entre Perrin et l'Ogier car le Frère du Loup supplie son ami et les deux Aielles de ne pas revenir sur place même si leur mission est menée à bien. Après le départ du trio, les guerriers de Deux-Rivières se rassemblent avec des arcs, des épées et des lances au col de la montagne. Ils entonennt alors, à l'initiative de Perrin et pour se donner du courage, le chant de Manetheren.
Avant même que la chanson ne se termine, les rugissements des Trollocs et des Suppôts des ténèbres qui les accompagnent s'élèvent : la bataille est officiellement lancée. Maksim est en charge de la coordination des archers, une arme avec lequelle il ne voulait au départ pas composer mais qu'il a finit par accepter sur les nombreuses insistances des locaux, et donne le coup d'envoi en ordonnant de tirer sur l'ennemi. Les archers ne manquent que peu leurs cibles ce qui ravit le Champion qui reconnaît que les habitants ont eu raison d'insister auprès de lui. Les Trollocs et leurs alliés se rapprochent malgré tout de la zone tenue par les guerriers... Du sommet d’une montagne qui surplombe la bataille, Alanna se lie avec les filles de Natti et Daise. Elle déclenche alors un orage de dague de glace qui fait mouche à chaque fois. Elle reçoit alors les compliments de ses élèves et se vante, avec humour, d'avoir fait mieux que Moiraine et ses éclairs ! Face à cette victoire, Perrin et Faile sont hésitants et le jeune homme parvient vite à la conclusion, après avoir regagné la place du village, que les Trollocs ont trouvé un autre chemin : un passage montagneux situé derrière l'auberge !! C'est malheureusement une prise de conscience tardive. A leur retour au village, Alanna et ses élèves sont attaquées par les Trollocs. L'Aes Sedai prend une lance en pleine poitrine et seule l'intervention de Daise, usant de son pouvoir pour protéger sa retraite et celles des adolescentes au prix de sa vie, lui permet de garder un espoir de survie. Au même instant Maksim, qui doit faire face à une nouvelle offensive musclée (qui porte donc la bataille sur 2 fronts), ressent la douleur de son Aes Sedai et est momentanément désorienté. Il trouve malgré tout la force d'enhardir ses troupes avant d'ordonner leur repli. Ailleurs, Alanna a été transportée en urgence à l'auberge des al'Vere où Bode et Erin tentent, sans succès de la sauver. Le Cercle des femmes fait alors tout son possible pour ralentir les premiers arrivants et donner aux Zingaris le temps de fuir avec les enfants.
Pendant ce temps, Loial, Bain et Chiad avancent en direction de la porte des Chemins et éliminent tous les militaires et Trollocs laissés là pour la garder. Loial explique alors à ses amies que le seul moyen de fermer définitivement une porte est de le faire de l'intérieur : autrement dit, il se condamne. Bain et Chiad, émues, acceptent malgré tout de défendre ses arrières et de rester pour constituer une ligne de défense (bien dérisoire face aux milliers de créatures qui sont en route) pour le cas où il échouerait. A peine entré sur les Chemins, l'Ogier se met au travail. Il ne parvient pas à abattre la porte avec son marteau et entend tout à coup les pas précipités des renforts attendus par l'ennemi. Des centaines, voire des milliers, de Trollocs se ruent à grande vitesse vers lui. Dans une ultime et désespérée tentative, il abat son marteau sur les dalles constituant le Chemin et, après plusieurs tentatives, parvient à le faire s'effondrer. Il arrête ainsi l'inexorable avancée des adversaires de la Lumière mais provoque également sa mort. Les Chemins s'effondrent sous ses pieds et l'Ogier affronte son destin avec un rugissement défiant ses adversaires, faisant un sacrifice héroïque pour sauver le peuple de son ami.
Inconscient du sort fatal de l'Ogier, Perrin (qui a été rejoint par Maksim et ses subalternes) continue de défendre chèrement son territoire. C'est alors qu'arrivent Dain et ses hommes. Ravi de cette force inattendue mais potentiellement salvatrice, Perrin ordonne qu'on leur ouvre les portes. Parmi les hommes de Dain, il reconnaît Padan Fain. Celui-ci fait alors entrer les Trollocs dans le village, au grand dam de Perrin, qui accuse Bornhald d'avoir accueilli l'ennemi en son sein sans s'en douter. C'est pourtant ensemble que les deux hommes affrontent les créatures du Ténébreux. Au coeur de la bataille, il se rue sur Fain et s'apprête à le tuer avant d'y renoncer (pour la 2eme fois!) et lui ordonne de retirer ses sbires. Il a compris que le félon était à la tête de l'armée trolloque et que lui seul pourrait éviter que le sang ne continue à couler. Forcé de coopérer pour avoir la vie sauve, Fain s'exécute et tout le monde se retire. En parallèle, Valda a contribué à l'effort de guerre mais découvre vite la présence d'Alanna. Blessée et donc incapable de se dresser contre lui, il décide de la tuer mais c'est sans compter Bode et Erin qui la veillent! Reconnaissant en lui le meurtrier de leur mère, les soeurs de Mat parviennent à canaliser et le tue sous les yeux d'Alanna, dont le regard oscille entre la joie et le regret. Elles soignent ensuite la Soeur verte.
A l'extérieur de Champ d'Emond, les Tuatha'an et les enfants ont pris la fuite. Poursuivis par des Trollocs qui ont repéré leurs bruits de pas, le groupe s'éparpille et Aram est pris en chasse. Pour sauver sa vie et celle du bébé qu'il porte en bandoulière, il est forcé de tuer le Trolloc. Sous les yeux horrifiés de sa grand-mère, il se saisit d'une arme trolloque tombée à terre et tue son adversaire. Mortifié par son geste, le jeune homme semble pourtant avoir conscience que sans ce réflexe, il serait mort. Il pleure alors mais impossible de dire si c'est de soulagement, de rage ou de honte. La roue tisse donc bien comme elle l'entend puisque cette scène fait écho à celle vue par Rand à Rhuidean et qui a donné naissance au peuple aiel.
C'est l'aube d'un nouveau jour qui se lève désormais. On compte les morts, on se félicite d'être en vie et on découvre le sort tragique de Loial. Revenues en ville, Bain et Chiad le rapporte en effet à leurs amis et Perrin découvre le livre que l'Ogier rédigeait sur ses amis et lui. Perrin, éploré, le feuillette et lit cette phrase le concernant : « un homme qui a assumé ce rôle non pas parce qu’il voulait diriger, mais parce que son peuple voulait suivre. » A sa sortie du Winnespring Inn, Perrin est félicité par les siens avant que Dain ne vienne réclamer son dû. Faile, naturellement, tente de s'interposer mais Perrin ne montre aucun geste de recul. Il avait accepté ce prix en échange de l'aide des Capes Blanches et estime que le suivre est la bonne chose à faire. Il annonce alors, à la joie même ternie de chagrin d'Ila, que « la violence ne finit jamais jusqu’à ce que quelqu’un dise « assez ». Il se livre alors au capitaine et est menotté. Les habitants le saluent et un cri est repris par tous les présents : "Salut, Perrin Yeux d’or, seigneur des Deux-Rivières!"

















